Carotter une dalle au mauvais endroit, c’est couper une armature, percer un conduit sous tension ou sectionner un câble de post-tension. Le scan de béton sert précisément à éviter cela, en cartographiant l’intérieur de la structure avant l’ouverture.

Ce guide résume ce que la méthode apporte et où elle s’arrête. La page scan de béton décrit l’équipement et le déroulement en détail.

Technicien appuyant un scanner portatif contre un mur de béton

Scan ciblé ou balayage en grille

Le choix dépend de ce que l’équipe sait déjà. Quand les points d’ouverture sont arrêtés, un scan ciblé suffit à les valider un par un. Quand les ouvertures sont nombreuses, ou que les plans ne reflètent plus la structure telle qu’elle a été construite, un balayage en grille donne une lecture d’ensemble et évite de multiplier les passages.

Dans les deux cas, ce qui a été repéré est tracé directement sur la surface à percer. Les repères restent ainsi sous les yeux de l’équipe pendant toute la préparation, au lieu de vivre dans un document que personne n’ouvre au moment de percer.

Ce que vous recevez

Les résultats se lisent en temps réel sur le chantier, puis un rapport PDF reprend les plans et les profils. Le rapport distingue les éléments observés des zones où la lecture est incertaine : c’est cette distinction qui rend le document utilisable par une équipe.

Sur place, le marquage sert de référence immédiate pour l’ouverture. Le rapport, lui, sert après coup : il documente ce qui a été ausculté et jusqu’où, ce qui compte lorsque plusieurs corps de métier interviennent à des semaines d’intervalle ou qu’une décision doit être justifiée par écrit.

Gardez en tête que le document décrit la zone effectivement balayée. Une ouverture prévue en dehors de cette zone demande un nouveau passage : c’est une limite de périmètre, pas une réserve d’interprétation.

Technicien à genoux scannant la dalle d’un stationnement intérieur

Les limites à connaître avant de percer

Aucune méthode ne voit tout. Un béton très dense ou saturé réduit la profondeur de lecture, les surfaces irrégulières et les zones inaccessibles limitent l’interprétation, et les éléments très rapprochés peuvent se confondre. Les cas ambigus doivent être signalés dans le rapport plutôt que tranchés à tort.

Le scan ne certifie pas la résistance ni la capacité portante d’une dalle, d’un mur ou d’une poutre. Il réduit le risque d’une ouverture au mauvais endroit, ce qui est déjà considérable.

Préparer l’intervention

Indiquez le nombre d’ouvertures prévues, l’épaisseur estimée de l’élément et l’accès au site. Si le chantier comprend aussi des réseaux extérieurs, la localisation dans le sol peut se faire au même mandat.

Le déroulement d’une visite est décrit sur déroulement d’une intervention. Pour un prix, demandez une soumission avec le nombre d’ouvertures et l’adresse.